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1 mois et demi après l'accouchement des Pioutes, j'ai toujours 10 kilos de trop!!! Voir meme 11... Je suis completement découragée, J'ai l'impression d'etre gonflé à l'helium entre le nombril et les genoux. Malgres mes efforts sur l'alimentation et ma reprise du sport en douceur, ainsi que l'allaitement et une vie de nouveau active, je n'ai pas perdu 1 gramme. Et il est tout bonnement HORS DE QUESTION que je ne retrouve pas mon poids initial. Alors s'il vous plait evitez de me dire que j'ai le temps, que c'est encore frais et que ça va venir ou pire! Qu'après 2 grossesses mon corps a changé et qu'il est peu probable que je retrouve ma silouhette d'avant. Parce que je risque de me pendre violemment avec le cordon du nunchuk de ma remote controle et de m'etouffer désespoire avec mon programme wii fit...
Comme chacun sait, nous vivons malheureusement dans
une société où la capacité des femmes à allaiter leurs bébés est systématiquement mise en doute.
On ne saurait donc s'étonner qu'en cas de jumeaux, les choses soient encore pires... Trop souvent les mères ont souvent droit à des remarques du genre : "Ce
coup-ci, tu ne vas pas pouvoir allaiter !". Et puis les: ''Mais quand vas-tu les sevrer? Tu es extenuée, pourquoi tu n’ajoutes pas de la farine à du lait maternisé? Tu ne vas pas les allaiter là
comme ça devant tout le monde? Si tu n'aime pas ça pourquoi t'accrocher, ça ne rime à rien, je ne te comprends pas, c'est idiot de t'entêter...''
Les gens, les puéricultrices, les sages femmes passent leur temps à me dire à quel point je suis courageuse d'allaiter mes jumeaux, à quel point ce doit être dur/épuisant/contraignant. Oui mais voilà, si à la maternité tout était facile (Il ne passaient pas leur vie au sein, j'avais le temps de tirer/manger/me reposer).
Je culpabilise, je me sens hypocrite de dire que j'allaite mes petits. Les tétées
lorsqu'elles sont données, le sont à la va vite et je n'ai pas le temps d'en profiter. J'ai l’impression de tout gâcher. Pas de rituel, pas de moment privilégié. Il y a toujours un Louca pour
hurler, un Zhom pour m'ignorer, un autre Pioute à gérer. Et puis je tire et ne sors que 120ml alors qu'il m'en faut le double au biberon pour les rassasier, et puis il faut se reposer. Pas le
temps, pas l'envie et puis le mâle travaille, il est fatigué, et puis il m'aide tout de même bien a changer les petits, à faire une nuit sur 2, je ne peux pas en plus lui demander de ne pas
broncher lorsque je décide de monter me coucher, alors lorsqu'il me propose si je veux aller dormir un peu la journée et bien je réponds que non.
Le manque de temps, de tout, la maison qu'il faut aider Zhom à tenir, le grand qu'il faut surveiller et cette vie sociale qu'il faut avoir, je ne parviens même plus à m'astreindre à tirer mon lait pour le leur donner.
J'ai bien essayé de contacter les animatrices de la leche league, de demander de l'aide,
de laisser des messages mais personne ne m'a rappelé.
Et puis le fait que je n'aime pas sentir mes bébés téter n’arrange rien. L'introduction de la tétine les rend fainéants et ils finissent toujours par me pincer le téton ou resserrer les mâchoires et ça n'arrange rien. Je n'y peux rien, les nerfs de mes seins sont reliés à mes jambes et mon gros orteil. Ne riez pas, c'est très désagréable. Ca fourmille, ça titille, et ça me glace le bide rien que d'y penser.
Voilà pourquoi je veux y arriver. Parce que si j'arrêtais maintenant j'aurais l'impression d'avoir échoué, de ne pas avoir fait ce qu'il fallait pour réussir, malgré mon acharnement à répéter inlassablement que je veux réussir à allaiter mes bébés. Ca n'est pas juste pour le fun, où par masochisme. On m'a demandé de me poser la question de savoir pourquoi c'était si important pour moi. Et bien voilà, parce qu'inexplicablement, j'en ai besoin. Je le sais, je le sens, je dois y parvenir pour réussir à être fière de moi. C'est con, c'est comme ça. Et ne me dites surtout pas que cela peut passer par autre chose, que j'ai déjà bien des raisons de l'être, parce que c'est faux.
Les changer, les câliner, les habiller, les baigner, les sortir, ce n’est pas sorcier, même
fois 2. Avoir le courage et la force de prendre du temps pour les nourrir correctement, de peau à peau, de mon lait, de mon amour et e mes regards, et de moments privilégiés c'est autre
chose et moi ça me rends forte en même temps que cela les fait grandir. Cela m’aide à laisser derrière moi cette grossesse adorée, et à les regarder grandir avec moins d'angoisse de devoir
les retenir contre moi pour ne pas me sentir chuter. Mes bébés me portent, et j'ai besoin d'eux pour assurer, alors ne me dites surtout pas que ce qu'ils ont le plus besoin c'est d'une mère
reposée, même si ils doivent boire au biberon du lait maternisé.
Je voudrais tout reprendre à zéro, comme à la maternité. Avoir le temps et les gens pour m'aider à m'installer. Une pile de coussin, un verre d'eau, un peu de calme et un gardien pour repousser toute sollicitation extérieure, pouvoir me dire que lorsque j'en allaite un, rien ne peux plus me déranger. Pas même le deuxième qui commence à réclamer.
J'espère que ça n'est pas trop tard pour tout recommencer...
Ce soir, j
...Où ça ne va pas. Mais alors pas du tout. On se réveille avec la rage au ventre, et on sait que tout va aller de travers. D’ailleurs il faut a tout pris éviter d’ouvrir la bouche en notre présence ou même de tenter de lever les yeux au ciel face à notre mauvaise humeur parce que sinon c’est sur, on va exploser et y’aura de la viande sur les murs.
Et puis en parlant de ça, cette
putain de lumière dans les wc, ça fait 15 fois qu’on dit au grand de l’éteindre lorsqu’il à finit de faire pipi, que l’électricité ça coûte cher et qu’on a pas que ça a foutre de gagner des
thunes pour les filer à GEG.
Et puis la chaise, là ! Elle va là ! Et un placard ça se ferme… Et la machine que tu devais mettre à tourner IMPERATIVEMENT hier, c’est bibi qui va se la taper, là, tout de suite, maintenant.
Bien sûr Zhom sors la poubelle en faisant la gueule parce que sinon il va encore devoir supporter les critiques de la mégère qui se prend pour sa mère et qui lui sert de femme. Et puis le mâle à la crève, bin oui il a pas écouté sa mégère quand elle lui demandé pour la millième fois de se couvrir en sortant et maintenant elle court après les mouchoirs sales pleins de morve et continue de vider les cendriers parce que le mâle continue malgré tout à fumer les fenêtres ouvertes par -10°C en te demandant si : -‘‘T’est sûre ma chérie que ça te dérange pas ?’’ Bin non bien sûr. Tu ne vas pas le lui dire une 100ième fois, parce qu’il va le faire quand même et tu devras en plus ravaler ton regard réprobateur. De toute façon t’es pas à ça près ça fait rien que 10 minutes que tu l’attends avec le film sur pause.
Et puis t’as raison, le mâle, casse-toi ! Fuit ! Mais oui bien sûr, comme par hasard t’as une
chemise à repasser au moment où les Pioutes ont faim, alors que je me suis tapé une nuit blanche à les nourrir et qu’ils refusent de fermer les yeux depuis 7h ce matin. Heure à laquelle
d’ailleurs tu t’es réveillé et a filé moisir dans un bain brûlant, plutôt que d’essayer de voir si je n’avais pas besoin d’aide. D’ailleurs, y’a plus d’eau chaude, après tout c’est pas grave les
petits n’ont qu’à devenir noirs de crasse et de vomit, ça fait rien que 2 jours qu’ils n’ont pas vus un bout de savon.
Et puis vas y t’avise surtout pas de claquer violemment la
barrière quand je te fais remarquer que le matin de ton tour de garde, tu as envoyé Louca me réveiller à 8h pour prendre le relais et donner le sein, alors qu’ils avaient miraculeusement fait
1h-7h du matin et que j’ai tout de même trouvé le moyen de te répondre amoureusement : -‘‘Monte dormir mon chéri, tu dois être fatigué, je m’en occupe’’. Je te rappelle au passage la sieste
de 2h que tu as osé faire sous mon nez dans le salon, en plus à 3h de l’après-midi…
Bref, faut encore gérer les gens qui se disputent vos
week-end, parce que vous leur manquez, et qui vous font bien sentir que vous pourriez bien faire un petit effort pour vous organiser et les contenter tous, parce qu’après tout ils ont leur vie
avec eux aussi leur problèmes et que vous pourriez y mettre un peu du votre...
Et puis ce conflit intérieur qui te bouffe le cœur. Soupe au chou ? Pas soupe au chou ? Apres tout, t’avais promis de ne pas te mettre la pression pour perdre, d’attendre la rééducation périnéale que tu t’es promis de faire correctement. Oui mais voilà, c’est pas avant 6 semaines encore et on arrête pas de te rappeler à quel point t’es courageuse d’allaiter, et puis ya ceux qui ne comprennent pas pourquoi tu ne les gavent pas de farine, pourquoi tu t’emmerde comme ça, alors non, t’as pas envie de laisser tomber, parce qu’après tout c’est encore un truc qu’il te reste à partager, toute seule avec tes petits. Et puis tu peux plus te saquer dans un miroir, mais la grossesse et ton énorme bide plein et rond te manque à en crever…
Qu’importe tu dois, sourire, pour le grand, et puis pour pas faire culpabiliser le mâle qui se retient pour pas te faire sentir qu’il est quand même super patient et bien aimable de pas te sauter dessus quand il en a envie. De toute façon t’as pas le temps de t’apitoyer sur ton sors ou même de prendre une décision, les petits se sont vomit dessus pour la 3ème fois en 12 minutes et t’en es à ton 10ème changement de pyj’. Et puis quand y’en a plus y’en à encore, voilà le grand qui se prend la porte en bas sur le coin du crâne et qui se met à hurler que : -‘‘Non ! C’est toi qui vient, il a maaaaaal !’’.
T’as encore le repas à préparer, la maison à ranger, un tout petit peu pour donner l’impression au mâle que tu te branle pas la nouille toute la journée, ton numéro
d’allocataire à récupérer, pour la travailleuse familiale à laquelle tu as le droit, par ce que selon la puéricultrice, avec des jumeaux t’es prioritaire.
Mais aussi le temps de le faire à trouver, et puis le regard des gens à affronter, leurs
conseils à écouter, leurs remarque à encaisser, leur jugement à ignorer, leur invitation à décliner, ta tronche à ravaler, ta petite culotter à changer, et puis sans oublier d’avoir encaissé pour
16h, heure à laquelle le mâle rentre de son travail exténué, la goutte au nez, parce que se serait bien un monde tout de même de faire encore la gueule. Après tout, t’as pas été tendre avec lui,
il te demande implicitement de le reconnaître et puis ce n’est pas comme ça qu’on va parvenir à se rapprocher…
EDIT : Le mâle à appelé pour s’excuser et dire à quel point il est désolé, il te demande si on peux pas avancer et oublier et toi, bin tu te voyais pas l’envoyer chier. T’auras mêle pas eu le temps minimum désiré pour ruminer.