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Où est mon bébé? Rendez moi mon bébé!
Dans la matinée, Soren se met à hurler. Le nez dans la casserole du repas de midi, je demande à Louca: -''S'il te plait mon coeur, tu veux bien remettre la tétine à ton frère?'' ce à quoi il me répond:
-'' Nan! Jo suis occupé à rogarder les dessinanimés, y va so calmer!''. Interloquée (Non carrement sur le cul en fait), je passe la tête dans le salon et l'apperçoie les yeux vissés sur l'écran, tripotant le nez de son ours sans un seul regard pour le monde qui l'entoure.
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A midi, je met la table et je demande à Louca de venir s'installer.
-''NAN! Jo vo pas manger!''
-''Louca tu viens à table, il est l'heure de manger''.
-''NAAAAAAAAAAAAAN! Toi je t'ecoute pas! Tu me parle pas!'' Et Monsieur part se cacher sous la table de la cuisine d'où je le déloge en rempant à 4 pattes dans un fond de hurlements suraiguës. Je te le colle dans sa chaise haute:
-'' Tu ne veux pas manger? Soit. Mais tu reste à table pendant la durée du repas.
-''Je veux monger LA!" Okaayyy... Je respire un grrand coup et decide de lui faire croire qu'il a le choix. Je le met à mes côtés sur la grande chaise.
-''Aller mon coeur, je ne t'en met qu'un petit peu''
-''NAN! Je vo pas monger!''
-''Tu ne bougera pas d'ici tant que tu n'auras pas finis ton assiette, si tu ne mange pas, ton corps sera fatigué, tu auras faim et tu sera encore plus enervé (C'est possible ça?)''
-''NAAAAAAAAAAAAAAAN! Zaime PAS LES COURZEETTES!!!''
-''Mais mon coeur, maman à fait des petits flans avec tes minis moules, regarde ya meme de la sauce tomate toute rouge...''
-''JE VEUX PAS DE LA SOOOOOOCE!'' Là il se met carrement à fondre en larmes, à hurler de plus belles en envoyant valser sa fourchette à travers la cuisine et la sauce tomate par la même occasion. Bien sur tout cela se finit au coin.
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1/2 heure plus tard bien evidemment: -''JO vo un bib chocolat!''
-''Non, tu n'avais qu'à manger à table''.
-''Jp VO UN BIB C-H-O-C-O-L-A-T TOUDUITE!''
- ''Non''
-''SIIIIIIIIII''
-''-J'AI DIS NON!''
-''ET MOI JE DIS SI!'' Je decide de faire la sourde oreille pendant les 20 minutes qui suivent alors qu'il réclame sans interruption son bib à la noix.
-"QUOI MAMAAAAN! Tu réponds? Keskitarrive encore?'' J'explose:
-'' J'AI D-I-T N-O-N!!!!!!'' Re-hurlements puis regard noir. Louca eteint d'un doigt rageur la télévision et me lache:
-'' Si tu vo pas me donner un bib chocolat, jo vo pas rogarder les dessinanimés''. (A tout ceux qui se poserait la question, je vous jure qu'on met un point d'honneur à ne jamais utiliser le chantage pour le faire obeir!) Je réponds le plus calmement du monde:
-''Que veux tu que ça me fasse? C'est très bien. Va plutôt lire un livre. Livre qu'il me balance joyeusement dans la figure.
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Pas plus tard que dans l'après-midi, Louca joue avec son Papa sur le canapé et fait ''un peu'' la bagarre. Son père le chatouille, Louca se dégage, le souffle court et les joues rouges, il attrappe le visage de son tortionnaire entre ses deux mains, le regarde bien droit dans les yeux, fronce les sourcils et derrière sa tutute lui assène un: -''Toi tu arrête ou jo va t'en coller une!''
Son père et moi nous nous regardons, interdits, et cachant mal mes remords quant à cette phrase lachée un peu plus tôt, un peu comme ça, lors d'un enième caprice sur de la grenadine versée dans un peu trop d'eau à son goût, je l'attrappe par le bras et le met fermement au coin.
-'' Tu n'as pas le droit de dire ça, on ne manque pas de respect à ses parents, ton comportement est innadmissible et je ne laisserais pas passer ça''.
-''FO PAS TAPER LOUCAAAAAAA tu m'as fais kro kro kro mal au bras''! excedée je lui rappelle au passage, qu'il n'a jamas reçu la moindre fessée et que même si l'envie m'en prenais, il n'avait pas lui, à se comporter de la sorte.
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Le soir, après un repas de pâtes bolo (Oui j'étais fatiguée et A-L-O-R-S?!!! Hein? Non mais...) avalé à moitié, je lui demande de ranger ses jouets avant d'aller au dodo. Evidement il ne s'execute pas et à même le culot de rire lorsque je le met au coin:
-"Je veux un bib chocolat TOUDSUITE!''.
-''D'une je suis pas ton chien alors tu reste poli et tu demande s'il te plait!'' (Vous la sentez la mère excédée là?) il me repond en hurlant, un "s'il te plait" innaudible en faisant la grimace pour bien me signifier que je le fais suer.
-''Et puis d'abord il est où ton bib? Tu l'as remonté de ta chambre tout à l'heure?''
-''NAN! C'est toi qui va lo chercher toute seule! Pas moi!''
-''Bon et bin pas de bib chocolat''
-''AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAh'' (Caprices, larmes, roulage de miches par terre au milieu du salon). Apres être allé chercher ce foutu bib à la mords moi le noeud, lui avoir calé dans le groin avec nounours et la veilleuse dans les bras, sans oublier la tétine, il a fallut encore se battre pour le faire aller au toilettes, mettre son pyjama, le déloger de sous la table et lui faire descendre les escaliers par la peau des fesses et sans trébucher s'il vous plait... Bien evidemment en guise de bonsoir, je n'ai eu qu'un coup de coude dans la tronche lorsque j'ai tenté de l'embrasser, assorti d'un:
-'' Toi tu t'en va dans le salon ,je veux pas to voir!''
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C'est comme ça tout les jours, avec plus ou moins de variantes, pour tout et nimporte quoi. Le moindre moment de jeux ou de vie partagé, se transforme en cauchemars,
malgres les attentions qu'on multiplie pour lui faire plaisir. Vous rajoutez à ça 10kg en trop qui refusent de deménager, un mari qui travaille trop, avec qui vous n'echangez plus qu'un mot ou
deux pour vous prendre la tête avec lui, des pioutes qui ne dorment que le jour, 3 pantalons mouillés par le grand en 2 heures de temps et vous obtiendrez un apperçu de mon etat de
fatigue psychologique d'en ce moment.
Au delà de la période du non, de la regression qui accompagne généralement l'arrivé de nouveaux venus (Bien qu'il soit pourtant une crème de précaution et de tendresse pour ses frères), ce qui me peine le plus c'est la méchanceté dont il fait preuve, de la violence de ses mots, du rejet de la douceurdes mots et de la tendresse dont on essaye de faire preuve avec lui et de l'abscence totale d'affection et de complicité qui m'unissais si fort à mon petit garçon.